caf symposium0717Il y a eu des débats sans fin, des commentaires et des réflexions sur la décision récente de la CAF d'apporter des changements radicaux à de nombreux aspects de ses statuts et de ses competitions.

Lorsque le nouveau Président de la CAF, Ahmad, faisait campagne pour son élection, l'une des choses qu'il a promises était d'écouter tous les intéressés et de fonder ses programmes et ses actions sur les intérêts des differentes parties prenantes du football. Il a promis d'impliquer tout le monde - surtout les joueurs (passés et actuels), les entraîneurs, les membres des fédérations du football, les médias (sans précédent) et toutes les autres personnes qui contribuent à la croissance du jeu africain. 

Ansi, sa première action une fois élu a été d'appeler à l'organisation d'un symposium rassemblant tous ces acteurs pour discuter des questions relatives à la construction du football africain et à son avenir.
C'était le changement que nous voulions - le changement signifie que toutes les voix sont entendues, pas seulement entendues, mais egalement ecoutees et prises en consideration.
Pouvant être considéré comme un allié étroit du politicien malgache à la voix douce, j'ai eu le privilège d'échanger brièvement avec lui à de maintes reprises au cours de ses premiers mois en fonction.
À chaque fois qu'une question était soulevée, il a toujours dit qu'il attendait les recommandations qui sortiraient de ce rassemblement avant de prendre des mesures. Il était déterminé à ne rien faire avant que le symposium ne soit terminé. Aux questions sur les changements au sein du secrétariat de la CAF, des compétitions, et autres, il répondait : « nous verrons, après le symposium ».
Ahmad AhmadEt ainsi, le Maroc se proposa très rapidement. Sans vouloir s'impliquer dans les discussions du pourquoi, je n'ai vu aucun autre pays se présenter pour accueillir le symposium, alors nous avons tous accepté volontiers d'aller au Maroc et de voir ce que ce symposium allait être.
Et ce fut une révélation ! Le symposium avait tout. Il y avait des cadres en abondance, il y avait quelques légendes du football africain et il y avait les médias. Les médias ont même eu leur propre groupe de travail, où ils ont eu l'occasion d'exposer leurs points de vue sur la façon dont la CAF peut améliorer ses relations et son travail avec les médias. Plus sur ce point, plus tard.
Pendant 29 années, le football africain a été gouverné différemment. Nous avons grandi, sans aucun doute, et il serait injuste de dire que c'était 29 années d'échec. Issa Hayatou a fait tout ce qu'il a estimé bon pour le jeu. Et disons-le il était un Africain passionné et engagé qui a toujours voulu le
bien pour l'Afrique. Mais il faut aussi l'admettre, la situation était différente et, après 29 ans, il était juste de vouloir changer.
Heureusement, en mars de cette année, à Addis-Abeba, nos cadres ont également vu ce que nous voyions, et ont choisi le changement ... en votant pour Ahmad pour évincer l'ancien ordre.
Avec ce nouvel ordre vient le changement. Et quand on parle de changer ce que nous avons eu pendant 29 ans, la transition ne peut pas être lisse. Des changements radicaux ont été apportés - complètement différents de ce à quoi nous étions habitués. En particulier, nous avons changé notre CAN.
Des épées ont été enveloppées, des poignards dessinés par des gens. Compréhensible. Mais la voix de la raison s'est aussi fait entendre. C'est ça le changement, après tout, et nous n'avons rien d'autre que le changement. Et plutôt que de commencer à critiquer ce qui a été fait au Maroc, il faut maintenant continuer à soutenir nos dirigeants africains, apporter des conseils et offrir des directions sur la façon de réussir la mise en oeuvre des changements que nous avons demandés et obtenus.

Prochainement ...... Beaucoup d'informations sur la CAN.